Ecole Beauverie : l'épiloque provisoire d'un ratage?

Mardi 14 mai 2019.

Lors du conseil municipal du 11 avril, la présentation de plusieurs délibérations entérinant les surcouts de près de 500.000 euros de l'école Beauverie nous a donné l'occasion de revenir sur ce que l'on pourra appeler le ratage de l’école Beauverie. Certes cette école est enfin ouverte. Pas sans conséquence depuis l’ouverture puisque le jour même de sa mise en service un enfant a été renversé juste devant et le lendemain un portail s’est effondré entrainant la blessure d’un agent de la ville évacué par les pompiers. Nous imaginions d’ailleurs que nous aurions quelques informations sur ce sujet, mais rien n'a été présenté aux élus sur ce sujet.

Revenons un peu sur l’histoire de cette ouverture.

Les marchés de travaux ont été passé fin 2016 pour une ouverture initialement prévue en septembre 2018. Il faut rappeler notre opposition lors du vote en commission d’appel d’offre à la signature de certains marchés où nous n’avions qu’un candidat comme pour le fameux lot électricité. Ce lot qui a été l’objet de toutes les difficultés, puisqu’alors nous attirions l’attention de la commission sur la société qui était en redressement au moment de la CAO. Mais devant l’urgence d’ouvrir mi 2018, la majorité d'alors avait fait le choix de donner quand même ce marché plutôt que de le relancer. Le ton était donc donné lors de l’attribution des marchés. Il fallait ouvrir mi 2018 pour la communication et la campagne municipale de 2020. Pas de retard possible.

Et c’est cette obstination à vouloir ouvrir à temps qui a guidé la conduite des travaux. Mais rien n’a été en faveur de cela puisqu'il a fallu gérer le dépôt de bilan de la société d’électricité et les intempéries…. D’où un retard de plusieurs mois. Et une course effrénée à l’ouverture qui n’a plus permis de mettre à jour les plannings, ni l’organisation du chantier. Rappelons ici pour mémoire le jugement du tribunal administratif

Le retard et sa non prise en compte pour un recadrage du planning du chantier ont donc directement induits l’arrêt du chantier par ordonnance du 20 août (à retrouver en pièce jointe ci-dessous). Et encore le 20 août le chantier n’a-t-il pas été arrêté puisque le déménagement s’est poursuivi jusqu’au jeudi !

Plus d'infos encore sur ce sujet à lire, entre autres, dans nos articles du 21 août 2019 puis du 15 octobre 2019.

Pour toute défense, madame GEOFFROY a toujours affirmé qu'elle n'avait jamais reçu la moindre information de l’inspection du travail sur ce sujet. Et en particulier que les 3 courriers recommandés envoyés par l’inspection du travail ne sont jamais arrivé dans son service. Et donc qu'elle ne savait pas, que son cabinet ne savait pas, que la DG ne savait pas. Et que ceux qui savaient ne lui disaient rien.

Tous le monde sait bien évidemment que les courriers étaient bel arrivé et que les élus, comme la DG et les services concernée étaient bel et bien tout aussi au courant. Tout le monde sait que certains élus ont tiré la sonnette d’alarme. Et nous même en réunion de la majorité nous vous avons entendus avec tous les collègues présents alors dire que vous alliez ouvrir coute que coute le 3 septembre ; nous étions là!

Alors que s’est il produit ?

Nous avons demandé en octobre 2018 la mise en place d’une mission d'étude, demande refusée. Nous avons demandé moultes documents pour comprendre. Nous n’avons rien reçu. Lors du conseil municipal les explications des problèmes ont été présenté en 15 lignes. Pour résumer c’est de la faute des services administratifs et des techniciens chargés du suivi du chantier. C’est de la faute du coordinateur de sécurité. C’est de la faute d’un nouveau logiciel de gestion du courrier et des arrêts maladie.

Mais comment peut-on nous faire croire que 3 courriers recommandés expédiés à la ville ont été perdu du fait d’un « circuit interne de distribution du courrier pas suffisamment fiable … et au moment de déploiement d’une nouvelle version du logiciel courrier ». C’est juste une blague. Les agents apprécieront. Les vaudais apprécieront. Et même si après tout rien n’avait fonctionné comment peut-on imaginer que les personnes extérieures que sont le maitre d’œuvre, le coordinateur de sécurité, et les entreprises qui étaient là au moment des 5 passages de l’inspecteurs du travail, aux côtés des agents de la ville puis qui ont reçu elles aussi les courriers recommandés, n’ont rien reçu, ni rien dit, ni rien fait. C’est impossible. La réalité c’est que la maire et ses plus proches collaborateurs savaient et qu'ils ont tous attendu, joué la montre, fait le forcing en espérant que l’inspecteur du travail n’irait pas jusqu’au bout parce que l’été était là et que la chance était du côté de la mairie. Malheureusement il y a eu un accident du travail et là l’inspection du travail dont je salue le courage a décidé de prendre ses responsabilités en dépit des pressions. Le chantier a été arrêté.

Au final cela va couter aux vaudais 450.000 euros que nous aurions pu économiser si la maire avait écouté les personnes compétentes, les personnes qui l'ont conseillé, qui ont donné un avis, de la commission d’appel d’offre au tribunal.

C’est bien malheureux.

La maire nous a affirmé que les problèmes ont été résolus. A 450.000 euros le problème, c’est un peu facile de faire payer les vaudais. Elle nous a aussi expliqué que les problèmes d’organisation et de courriers ont aussi été résolus. C’est une dernière blague. J'ai écrit en octobre 2018 pour demander de nombreux documents sur ce dossier ; mon courrier est bien arrivé puisqu’au bout du délai légal de réponse la première magistrate de la ville m'a répondu en recommandé (là ça a marché !) saisir la CADA (Commission d'Accès aux Documents Administratifs) pour savoir si elle devait transmettre ses infos. Après 5 mois sans nouvelle j’ai appelé la CADA pour savoir pourquoi je ne recevais rien. Et bien juste parce que, là aussi, la direction de la municipalité a du être encore victime d’arrêts de travail, de mise à jour de logiciel de courrier (Complice)puisque le courrier de saisine de la CADA n'est jamais parti. Mme GEOFFROY m'écrivait en recommandé qu'elle saisissait la CADA ; mais elle n'en faisait rien. C’est vraiment trop fort ! Au final nous avons saisi directement la CADA et nous attendons.

Bien évidemment notre groupe n'a voté aucune des délibérations destinées à valider le fiasco de la construction de cette école. Nous ne cautionnons aucunement les agissements de l'actuelle majorité sur l’autel de la communication, de l’électoralisme, et qui mettent les ouvriers et les agents de la ville en danger, qui mettent nos finances en péril et l’image de notre ville en lambeaux.

Stéphane BERTIN.

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